1/ L'entraînement

Publié le par limites-du-corps-dans-le-sport.over-blog.com

1.1 / Entraînement de puissance et d'endurance

 

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          On constate deux types d'entrainement sportif : l'entrainement en endurance et celui en puissance.
L'entraînement en endurance exige la réalisation d'efforts prolongés, d'intensité moyenne, plusieurs fois par semaine. Il favorise l'utilisation des graisses, autrement dit la voie aérobie. A la suite de ce type d'entrainement, on remarque une meilleur irrigation du muscle ou encore une augmentation du nombre de mitochondries. Ces modifications s'établissent rapidement, au bout de quelques semaines d'entraînement, mais peuvent disparaître aussi vite si elle est interrompue.

 

     Un sportif pratiquant un entraînement en endurance ne doit alors pas confondre l'endurance fondamentale et celle dite active. En effet, en endurance active, l'organisme doit éliminer l’acide lactique déjà produit en quantité non négligeable dans les muscles, ainsi que se maintenir en aisance respiratoire. Le sportif est dans ce cas atteint d'essoufflements et on peut apercevoir des signes de fatigue. Si un sportif reste longuement en endurance active, sa progression se voit ralentie, alors que le risque de contre performance ou de blessure s'accroit. Il est donc nécessaire de pratiquer des entraînements en endurance dite fondamental pour progresser en toute sécurité. L'entrainement en puissance vise lui à améliorer la vitesse et la force mais de manière différente. En effet, les efforts longs et prolongés sont alors transformés en efforts courts, rapides et intenses comme la musculation ou les courses de vitesses.



     Ces exercices doivent être pratiqués quotidiennement, augmentant ainsi la force musculaire ou encore la taille des muscles. Cette hypertrophie est en partie le résultat de l'augmentation du nombre de myofibrilles, unité contractile du muscle ayant une structure cylindrique formée de filament, qui garnissent les fibres musculaires. Mais les spécialistes s'expliquent mal encore comment l'exercice conduit à ce phénomène physiologique et anatomique. Au niveau biologique, on observe une augmentation du taux de certaines hormones comme l'hormone de croissance ou la testostérone, qui sont nécessaires à la synthèse des protéines, et par conséquent à l'accroissement de volume des muscles.


     Sous l'effet d'un entraînement d'endurance, des adaptations fonctionnelles et structurelles vont aussi s'observer dans le corps. Les réserves énergétiques ainsi que la capacité métabolique de l'individu vont augmenter (grâce à l'augmentation du taux de glycogène musculaire et hépatique, des glycérides musculaires, des mitochondries, et de l'activité enzymatique. La qualité du métabolisme va également augmenter grâce à une plus forte transformation de l'énergie par les graisses et utilisation accrue des voies métaboliques de reconstitution des réserves de glucose. Le transport sanguin va aussi être plus important, avec une économie du travail cardiaque, grâce à la réduction de la fréquence cardiaque, l'agrandissement du volume sanguin, l'augmentation du nombre de globules rouges (support d'oxygène), et ainsi l'augmentation de la capacité du débit cardiaque. Le nombre de capillaires augmenté et l'irrigation devenant optimale.

 


1.2 / Entraînement de puissance et d'endurance




          L’amélioration de la performance est obtenue grâce à un travail important et régulier. Cependant, s'il est trop difficile il peut nous fragiliser et nous blesser. C’est donc la récupération qui nous rend plus fort . En sport, l’amélioration physiologique n’apparaît que durant la période de récupération qui suit un entraînement difficile. Si le repos inclus dans le programme d’entraînement n’est pas suffisant, alors la régénération ne peut se faire et la performance stagne. Si le déséquilibre entre l’excès d’entraînement et le repos incomplet persiste, alors la performance décline.

 

 

 

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    Le surentraînement peut, au mieux, être défini comme l’état dans lequel l’athlète a été stimulé de façon répétée par un entraînement à un niveau tel que le repos n’est pas assez long pour permettre la récupération . Le syndrome de surentraînement est le nom donné à l’ensemble de symptômes émotionnels, comportementaux et physiques dus au surentraînement qui persistent après plusieurs semaines ou mois. Il y a une différence entre la variation quotidienne de la performance et la fatigue suivant l’exercice qui est habituelle dans l’entraînement des athlètes. Le surentraînement se caractérise par une fatigue de plus en plus importante qui persiste même après les périodes de récupération. Le symptôme le plus commun est la fatigue . Elle peut limiter les séances d’entraînement et perdure au repos. L’athlète peut aussi être maussade, facilement irritable, avoir des altérations de ses cycles de sommeil, devenir dépressif ou perdre le désir de compétition et son enthousiasme pour le sport. Certains auront une perte d’appétit et de poids. Les symptômes physiques incluent une persistance de la douleur musculaire, une augmentation de la fréquence de maladies virales et un risque accru de blessures.



    Plusieurs études cliniques ont été menées sur des athlètes ayant un syndrome de surentraînement. Des tests physiologiques, psychologiques et biochimiques ont été réalisés en laboratoire. Les résultats de ces expériences ont montré une diminution de la performance dans les tests physiques, une diminution de l’état mental, et quelquefois, une augmentation du niveau du cortisol – l’hormone du stress corporel. Une diminution de la testostérone, une altération du statut immunitaire et une augmentation des produits de la dégradation musculaire ont été aussi identifiées. L’équilibre normal dans l’interaction entre le système nerveux autonome et le système hormonal est perturbé et l’athlète a des résultats décalés. La capacité du corps à se réparer lui-même durant le repos est alors diminuée. L’accumulation d’un surplus de séances d’entraînement sur un système déséquilibré ne peut qu’empirer la situation. L’ajout de stress à certaines difficultés dans le travail ou la vie de la personne y contribue aussi.

 

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Dieu 30/09/2013 09:57

Absolutely and definitely good